RESTAURATION DES PLAQUES DE COCHERS

Plaques de Cocher

de la vallée de la Lévrière

 

 

En France, au XIXe siècle, des plaques directionnelles dites «Tableaux et Poteaux indicateurs» furent apposées sur des bâtiments, à l’entrée ou à la sortie des agglomérations ainsi qu’aux carrefours.

 

Le besoin s’en faisait sentir depuis longtemps, et c’est en 1833 que le directeur des Ponts, des Chaussées et des Mines de l’époque s’en émeut auprès des préfets. La première circulaire étant restée sans effet, il récidive en 1835 et indique les normes à respecter : «les lettres seront écrites en blanc sur un fond bleu de ciel foncé»… Il faudra attendre une nouvelle circulaire, plus musclée, en 1859, pour que les choses commencent à bouger et que l’on équipe enfin les chemins de plaques directionnelles.

 

Elles devaient être fixées à 3 mètres du sol, afin que les cochers puissent les lire facilement.

 

Beaucoup de ces plaques en fonte (appelées par usage  «plaques de cochers ») ont disparu au fil des années.

 

Par chance, il en subsistait encore quelques unes accrochées aux murs des maisons des villages de la Lévrière, mais totalement rouillées et en très mauvais état. Personne n’en soupçonnait plus l’existence.

 

L’ASALF a eu l’idée de les faire restaurer et elles s’affichent à nouveau fièrement dans leur état d’origine à Saint-Denis-le-Ferment, Saint-Paër, Mainneville, Saint-Pierre-es-Champs, Mesnil-sous-Vienne, Hébécourt …

 

L’ASALF remercie chaleureusement le carrossier d’Hébécourt, Monsieur Devaux qui en a refait gracieusement les fonds du joli « bleu de ciel foncé » originel, de même que Madame Hanne, artiste calligraphe, qui a repeint les lettres en blanc.