Migration des crapauds

En février/mars, quand les conditions climatiques sont favorables (suffisamment humide et autour de 7/8°), les crapauds migrent pour se reproduire dans les eaux qui les ont vus naître. Ils traversent alors les routes qui coupent leurs voies de migration et s’y font écraser en grand nombre. C’est la raison qui détermine le Conseil Général aidé par les associations de protection de la Nature agrées à poser des barrières le long de ces routes pour canaliser les amphibiens vers des seaux où ils seront ramassés et conduits par des bénévoles, deux fois par jours, de l'autre côté de la route.

Dans certains cas on construit de crapauducs, c'est à dire des tunnels qui facilitent le passage des amphibiens. Cependant certains de ces ouvrages, très couteux, sont mal conçus et sont de ce fait inefficaces et meurtriers pour les batraciens. Le travail des bénévoles qui ramassent les crapauds et autres amphibiens (salamandres, tritons…) n’est pas facilité par la circulation. La plupart des automobilistes ignorent que ces animaux sont protégés par la loi, et ne pensent pas à ralentir aux abords des routes qu’ils franchissent. La pose de panneaux de signalisation est donc essentielle au moment de la migration afin de sensibiliser chacun.

Pour des raisons de sécurité les bénévoles portent des gilets de signalisation. Ils sont seuls autorisés au ramassage et sont protégés par une assurance particulière. Chaque année, l’A.S.A.L.F. apporte sa contribution à ce ramassage qui revêt un caractère local important. Des bénévoles s’engagent durant toute la période de migration. Un tableau de recensement est tenu à jour quotidiennement.

Dernière campagne de sauvegarde des amphibiens En 2014, sur le site de Mainneville.

 

Les bénévoles de l’A.S.ALF ont recensé 4595 crapauds (un résultat très supérieur aux années précédentes), 119 grenouilles, 8 tritons et n’ont dénombré que 131 crapauds écrasés. C’est un très beau succès, un résultat exceptionnel dû à l’implication de chacun. En effet, chaque jour, entre 7h et 8h le matin et à partir de la tombée de la nuit, jusqu’à parfois 22h30, depuis le 20 février jusqu’au 21 mars, les membres de l’équipe se sont relayés pour faire le ramassage et le décompte de ces heureux batraciens. Le dispositif des bâches a prouvé son efficacité. Un peu de pluie, un peu de brouillard, et des températures qui oscillaient entre 3° et 11°. Merci à tous.

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Photos de G. Poisson

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Le site de migration des crapauds à Maineville

Pour identifier les amphibiens